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Théo YONGA : CAME’OC PREMIERE,
« Une culture à la rencontre des autres »
A l’heure où le camerounais, aussi bien de l’étranger (qui se découvre subitement le pouvoir de tout changer sur ses terres de naissance), que celui de l’intérieur qui imagine paradisiaque ailleurs, il est si est beau et moins habituel de constater que tout n’est pas politique ou alors que l’on peut autrement en faire
L’idée nous vient d’un jeune Camerounais, Théo YONGA qui non seulement fait battre des coeurs pour son pays, mais encore sait réunir en un même lieu tous ceux qu’il rencontre, issus des 297 langues parlées dans cette nation. Du 22 septembre au 10 octobre 2008, Le camerounais redécouvre son pays à Toulouse non sans émerveillement. Mieux, il est heureux de le présenter à son frère humain de culture occitane.
Quelqu’un qui définissait un jour la culture comme étant “l’ensemble d’idées de coutumes, de croyances et de savoirs qui caractérisent un mode de vie et que l’on partage en commun” ne se trompait probablement pas ; Plusieurs de ces éléments nous viennent de nos parents, pendant que bien d’autres s’y ajoutent au gré de nos voyages et de nos expériences. Sans avoir demandé notre avis, tout humain est le fruit d’une culture.
Les préjugés, la suspicion et l’intolérance viennent s’ajouter en négatif à ces éléments lorsque l’on décide un jour de devenir étranger quelque part, d’où la l'importance d’adapter les réactions en conséquence. S’irriter dès la première remarque sur nos origines ? Peine perdue ! Avec le temps, le jugement finit par tomber en fonction de l’état d’esprit, et de la conduite de tous les jours.
Alors que la tendance « naturelle » du nouvel arrivant est de rejoindre le rang des siens, le jeune Président la l’association TET-LLA a pris à contre-pied les habitudes en allant dans le sud de la France, à la rencontre de la culture occitane. Comme celle Bangangté du Cameroun, l’Occitanie a su, nous explique Théo YONGA, résister à la langue politique de la société française, ce qui vaut à l’occitan d’être aujourd’hui l’une des langues et des cultures les mieux structurées et des plus riches du territoire français.
Ces deux cultures partagent tant de similitudes, c’est l’avis bien éclairé des visiteurs de l’exposition de masques et statues bamilékés à Toulouse, et ils savent quoi ils parlent : Une première dans le genre consacrée à une seule région du vaste territoire camerounais, mais aussi une savante lutte pour la survie et la perpétuation de la culture par le verbe et par un art totémique faisant appel aux ancêtres, à la nature et aux forces créatrices.
Pour parvenir à cette introduction au sein de la société occitane, l’ancien séminariste devenu (Président à sa manière) Théo YONGA s’est mis à l’apprentissage de cette très ancienne langue qui à côté du français rappellerait les rapprochements entre le Bangangté et le Moya, le Bokoko et le Mbang ou encore le Boulou et l’Ewondo. Une langue de plus que maîtrise désormais cet infatigable voyageur malgré sa jeunesse, même s’il s’en défend, et qui promet de ne pas s’arrêter à cette seule expérience sur la culture Bangangté ; la preuve, les chorales invitées à échanger d’expériences durant le festival CAME’OC dont il est l’un des organisateurs aux côtés du Directeur de « l’Institut d’Estudis Occitan » Jean-Paul Becvort et Philippe Levêque, Directeur de la MJC ROGUET.
Les chants seront occitans d’un côté, auxquels répondront de l’autre, un ensemble de toutes les langues que comptent le pays du « Char de Dieu » dans la région toulousaine. Les danses viendront de Montpellier, bien des surprises attendent les festivaliers.
Quant aux miracles de la table, l’art culinaire camerounais n’est plus à présenter entre le MBONGO TJOBI AUX MACABOX, LE NDOLE AUX MIONDO, LA SAUCE JAUNE AUX TAROTS, LE KOKI AUX BANANES et… tous ces délicieux autres qui savent se passer de la moindre présentation. Comme dans tout, le plus important est de commencer un jour pour voir le reste suivre, non sans effort.
Théo YONGA vient, par l’organisation de cette première manifestation, d’inviter l’association des camerounais (ACAT MP) à rediriger son action vers ce que ses compatriotes peuvent avoir de meilleur à offrir à leurs hôtes : LA CULTURE DE PLUSIEURS CENTAINES D’ETHNIES PARTAGEANT UN MEME TERRITOIRE INDEPENDANT. Les occitans adorent.
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